deep purple

                                    deep purple
S'il faut retenir quelque chose des créateurs de « Smoke on the Water » c'est deux dates : 1968, l'année de leur rencontre et 1976 année de leur séparation. Certes, Deep Purple s'est reformé en 1984 et le groupe continue d'assurer des concerts et des tournées un peu partout dans le monde. Mais après 1976, le groupe n'a plus sonné pareil et l'originalité de sa musique s'en est fait douloureusement ressentir. Maintenant, ça sonne un peu « quinquagénaire en costume qui se lâche sur la piste de danse le samedi soir à Bourrain-sur-Loire » ! Alors qu'à l'époque...

D'abord, note sur tes tablettes que « Smoke on the Water » date de 1972 et que tu le trouveras sur l'album Machine Head avec l'autre très bon titre « Lazy ». Pendant que tu y es, note aussi que le très progressif morceau baba cool « April » date de 1969 et qu'il doit bien durer 15mn, temps moyen pour le cerveau d'atteindre la lune, de rebondir dessus et de se mettre en orbite juste au-dessus des Baléares. C'était la belle époque, celle de la naissance du hard rock et du rock'n roll psyché enfin débarrassé des blues suede shoes, des coiffures bananes, naissance d'un genre décomplexé qui va atteindre les sommets du « gros sons » ! A l'instar de Black Sabbath de Ozzy, de Led Zeppelin ou de Jethro Tull, les Deep Purple vont s'enfoncer dans les profondeurs du pourpre, en mettant en avant guitares, musique classique, orgue Hammond, batterie et cris en guise de paroles ! C'est Ritchie Blackmore (guitare) qui va lancer les hostilités avec Ian Paice à la batterie frappant comme une brute hirsute et animale (il ne décollera pas de son instrument puisqu'on le trouve dans toutes les formations du groupe de 68 à 2002 ! ). Rajoute Jon Lord à l'orgue (de formation classique), Glenn Hugues ou Roger Glover à la basse (à qui on doit la fameuse chanson « Love is All », tu sais, avec la grenouille troubadour qui chante dans la forêt avec les sauterelles et les vers de terre), Ian Gillian au chant, et tu as le Deep dans toute sa splendeur. Mais là où ils ont été très fort, c'est d'avoir réussi a séduire et amadouer les grands orchestres philharmoniques de sa Majesté. Brusquement, voilà une institution qui a l'habitude de Mozart, Haydn, Haendel ou Vivaldi et qui va se retrouver à jouer du rock'n roll ! Et attention, on ne parle pas de concerts-concepts à la « Notre-Dame-de-Paris » ou des méga shows à la « Starmania ». Non, pour le coup Garou peut aller se rhabiller ! Non. Là, c'est tout un orchestre symphonique qui est réquisitionné, en l'occurrence le célèbre Royal Albert Hall (qui fera aussi des reprises de Queen, Bowie ou des Beatles) ! Voilà donc le grand Royal Albert Hall participer à un grand Tout dont le seul but est d'atteindre le nirvana céleste et les souterrains de l'âme ! Pompeux, ça l'est en effet. Innovant ça l'est aussi. C'est là-dessus (entre autre) que le hard rock va se faire.

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 18:40

Modifié le vendredi 21 septembre 2007 00:08

black sabbath

                                     black sabbath
Les grands groupes c'est un peu comme avec les grands films : en général les suites sont mauvaises et la première mouture, voire la « première prise » est la bonne. Le troisième volet de Matrix n'a rien de la « claque » du premier, idem pour Les Griffes de la Nuit, Les Dents de la Mer, Rambo, Rocky, etc. Idem pour les groupes. Les premiers albums de Deep Purple, de Pink Floyd, de Burning Spear, de Toots, des Yardbirds, des Daft Punk, etc, n'ont rien à envier à leurs suites souvent insipides et redondantes. Ainsi, pour Black Sabbath, la formation d'origine composée d'Ozzy Osbourne (dont on a pu voir dernièrement la famille au grand complet dans la série du même nom sur MTV), de Tony Lommi (guitare), Geezer Butler (basse) et Bill Ward (batterie) à tout de la « première prise». Echafaudant des théories musicales à coup de riff de guitares et de voix caverneuses, cette formation s'est mis en ébullition de 1969 à 1977 pour nous jeter en pleine face les bases du heavy metal. Au début, comme pour Deep Purple et Led Zep, le groupe se dirigeait mollement vers du blues metal progressif. C'était sans compter la présence de Geezer Butler, fan d'héroic fantasy et de magie noire dont l'occultisme est tellement puissant qu'il répandra ses lettres de sang sur la formation en lui attribuant son nom Black Sabbath. Ce « sabbat noir » provient d'un nanar de Mario Bava avec Boris Karloff, Les Trois Visages de la Peur (quand on vous dit que les groupes c'est comme les films...) sorti en 1963.

Leur premier album éponyme sort donc le vendredi 13 février 1970 (évidemment). La couverture est anxiogène au possible, comme un mauvais trip éventé, une « re-descente » angoissée et traumatisante. On y trouve néanmoins, à côté du titre « Black Sabbath », une reprise du « Warning » d'Aynsley Dunbar (batteur de Zappa entre autre) . La ville de Birmingham, d'où ils sont originaires, tremble déjà et les petites vieilles ferment leur volet, sentant l'Apocalypse arriver sur les ailes de la Mort. A la sortie de Paranoid en 1970, leur deuxième excellent album qui reste dans la même veine et que les USA attendent un an avant de le voir dans les bacs, c'est toute l'Angleterre qui commence à se sentir mal. Il faut dire que la pochette est toujours aussi angoissante et que les titres déchirent lentement les tympans (l'un des avantages du speed metal au contraire réside peut-être dans le fait que ce déchirement passe inaperçu !). A la base l'album devait s'appeler « War Pigs » mais guerre du Vietnam oblige, ils ont été obligés de revoir leur magie noire. A l'intérieur, que du bon : « Iron Man », « Electric Funeral » (dont Pantera fera une reprise), « Hand of Doom » (qui fait allusion à l'héroïne et à ses méfaits) et encore « Paranoid ».

Master of Reality, l'album suivant, est un chouilla moins “evil” mais plus “hard” avec notamment la chanson « Sweet Leaf » (douce feuille) qui en dit long sur ce que fumait Ozzy (excellent morceau, au demeurant). Toujours avec la même formation et vu qu'on ne change pas une équipe qui gagne, Black Sabbath sort un 4e album en 72, toujours chez Warner et avec toujours la même quantité faramineuses de substances illégales qui causent beaucoup de dommage aux neurones et aux synapses. De cet album, System of a Down fera une reprise de « Snowblind ».

En 1973, le groupe est sur les rotules et se barre en vrille : Ozzy plane , Geezer parle tout seul, Bill Ward se prend pour Dracula et Lommi est sûr d'être l'incarnation d'un bioman ! Pourtant la vrille à du bon vu qu'ils sortent (on ne comprendra jamais comment) un super album : Sabbath Bloody Sabbath, chez Castle Records. La pochette magnifique est dessinée par Drew Struzan (celui qui fera pratiquement toutes les affiches de Star Wars).

« Black Sabbath signait là son disque le plus mélodique, le plus rusé. En s'offrant les services du claviériste Rick Wakeman, le groupe allait déboucher sur son plus bel effort, un album colossal, ridiculisant la concurrence de l'époque. Clairement réveillé par la gifle du renouveau américain (Stooges, Blue Öyster Cult, New York Dolls) le Sabbat Noir ouvre son opus sur une apocalypse néogothique funestement tourmentée »

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 18:44

Modifié le vendredi 21 septembre 2007 00:08

rainbow

                                rainbow
Rainbow est un groupe de hard rock/heavy metal britannique fondé en 1975 par Ritchie Blackmore, jusqu'alors guitariste de Deep Purple. Sur les trois premiers albums, le chant est assuré par Ronnie James Dio. On y retrouvera par la suite Graham Bonnet, Joe Lynn Turner et Doogie White. Ainsi que Cozy Powell à la batterie.

On retrouvera aussi sur les 3 derniers albums de la première période Roger Glover à la basse. Don Airey fut aussi présents sur certains albums.

Le groupe se sépare en 1984 quand Ritchie Blackmore rejoint de nouveau Deep Purple, mais un ultime album et un live seront produits lors de la reformation entre 1993 et 1997.

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 18:56

Modifié le mardi 08 janvier 2008 08:07

whitesnake

                                whitesnake
Whitesnake est un groupe de rock britannique, qui a surtout été actif dans les années 1980. Son style est apparenté au hard rock pour les premiers albums, puis glisse vers le heavy metal. Le groupe a été fondé par David Coverdale, ancien chanteur de Deep Purple, et a principalement connu le succès en Europe et au Japon.

Durant leurs premières années, leur musique était un hard-rock orienté vers le blues. Les membres incluaient également Jon Lord, Ian Paice de Deep Purple ainsi que Bernie Marsden et Micky Moody.

Après des changements importants dans la composition du groupe, Whitesnake sort en 1984 Slide it in, qui sera album de platine. Whitesnake 1987 sera également un énorme succès, notamment avec la ballade Is this love et le morceau Here I go again.

Le groupe se reforme en 1989 pour l'album Slip of the Tongue, où apparaît le talentueux guitariste Steve Vai, mais ce ne sera pas un grand succès commercial ; il est cette année-là en tête d'affiche pour le festival Monsters of Rock. Après une compilation éditée en 1990, le groupe reste inactif jusqu'en 1997, année de sortie de l'album Restless heart.

En 2003 Whitesnake s'est réuni pour une tournée commémorative de ses 25 ans d'existence. Le groupe se réunit de nouveau en 2006 pour une grosse tournée européenne, passant notamment par Toulouse où ils font salle comble,préparant un nouvel album pour 2007.

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 19:02

Modifié le vendredi 21 septembre 2007 00:10

the band

                                 the band
The Band est un groupe de rock canadien, composé de Robbie Robertson (guitare), Levon Helm (batterie, mandoline, chant), Garth Hudson (claviers, saxophone, accordéon), Richard Manuel (piano, batterie, chant) et Rick Danko (basse, chant). The Band est célèbre à la fois pour ses propres albums, notamment Music From Big Pink et The Band, mais aussi pour avoir fréquemment accompagné Bob Dylan, de 1965 à 1974.

Le groupe s'est progressivement formé à la fin des années 1950, sous le nom de The Hawks, accompagnant alors Ronnie Hawkins dans d'incessantes tournées au Canada. Remarqués par John Hammond lors des sessions d'enregistrement d'un de ses albums, ce dernier conseillera Robbie Robertson, le guitariste, à Bob Dylan, lorsqu'en 1965 il décide de passer au rock. Les Hawks accompagneront Dylan lors de sa célèbre tournée de 1966 (Royal Albert Hall Concert). Ils le suivront dans sa semi-retraite de Woodstock en 1967, l'accompagnant lors des enregistrements connus sous le nom de The Basement Tapes.

Leur premier album, Music From Big Pink, sort en 1968. Il contient leur tube The Weight, repris dans le film Easy Rider. Le deuxième album, The Band, connaîtra le même succès.

Mais les tensions commencent à se faire voir : les chansons sont toutes créditées Robbie Robertson, alors qu'elles ont été composées par l'ensemble du groupe. Ce leadership ne fera que s'affirmer avec le temps. S'ensuivent des albums de plus en plus décevants (Cahoots), jusqu'en 1974 où Dylan les repêche pour sa tournée américaine qui connaît un succès sans précédent. Après avoir sorti Northern Lights - Southern Cross en 1975, album qui retrouve un peu les qualités des débuts, Robertson saborde le groupe en 1976, déclarant qu'il ne veut plus tourner.

S'en suivra le célèbre concert d'adieu au Winterland, immortalisé par le film La Dernière Valse de Martin Scorsese, concert auquel participe le gratin du rock de l'époque : Dylan, bien sûr, mais aussi Eric Clapton, Neil Young, Muddy Waters, Van Morrison, entre autres.

Durant les années 1980, Levon Helm reforme le groupe sans Robbie Robertson, sans grand succès. Le groupe tourne dans des lieux de plus en plus miteux, ce qui conduit au suicide de Richard Manuel, devenu par ailleurs alcoolique, en 1986. Le groupe continue bon gré mal gré, jusqu'à la mort de Rick Danko en 1999.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 12:35